Un Road Movie à l’Américaine, une épopée aux portes du bien et du mal, une interminable ligne droite sur les routes désertiques de contrées inconnues… une sorte de cauchemar à géométrie variable, où la douce folie de textes habités vient flirter avec la chaleur brûlante d’un Rock sauvage et torride. Ce duo, digne héritier des Cramps et de Jon Spencer a aussi ce petit quelque chose d’un film de genre, façon Psychose ou Lost Highway.

Chez eux, l’univers des mots a une place bien particulière, vous n’entendrez que très peu des histoires de filles, d’alcool, et de mecs cocus. Sous leurs airs de rockeurs à la drague facile, le duo entretient un rapport complexe avec la folie, l’onirisme et les paradoxes. Comme un sale blues graisseux et collant qui viendrait clasher l’élégance impeccable d’un Rockab’ 50’s.Où quand l’amour devient haine, quand le beau devient violence, et que l’étrange rencontre la raison.

Dans leur boîte de pandore, un son d’une puissance inouïe, une batterie massive, une guitare sauvage, une voix grave aux airs de crooner schizophrène ; Une chose est sûre, le King n’est jamais bien loin… Mais le mystère reste entier.

Les Twin Twisters raclent le fond, ils appuient là où ça fait mal, le tout avec une classe invraisemblable ; Des lives monstrueux, prêts à réveiller vos démons les plus enfouis.

Créé en 2007 (un premier album 2011, un second en préparation), le groupe a joué en France et à l’étranger, et partagé la scène avec des groupes comme Dr Feelgood, Catherine, Cheveu, ou encore Jim Jones Revue, leurs plus « fidèles » compagnons de route.

David Monet